01/06/2026

Charger un jeu Mega Drive depuis un vinyle ? Le pari génial d'un bidouilleur

Par admin

Charger un jeu Mega Drive depuis un vinyle ? Le pari génial d'un bidouilleur

Convertir un jeu de console en son, graver ce son sur un disque vinyle, puis le relire sur une platine pour relancer le jeu, c’est le genre de projet inutile et réjouissant dont seul le monde du retrogaming a le secret, et c’est précisément ce que le bidouilleur Throaty Mumbo a voulu tester sur une vieille Sega Mega Drive.

Sa chaîne de bricolage repose sur une Mega Everdrive Pro, cette cartouche moderne qui permet de charger n’importe quel jeu sur la console d’origine via une carte mémoire ou, plus rarement, via un port USB normalement réservé aux développeurs qui testent leur code sans réécrire une carte à chaque essai.

Pour alimenter ce port, il a branché une carte Pico 2 équipée du microcontrôleur RP2350, une puce à quelques euros chargée de récupérer le signal audio dans lequel sont encodées les données du jeu, puis de le retransformer en flux USB compréhensible par la cartouche.

Le disque, lui, a été gravé puis relu sur un PO-80 de Teenage Engineering, un graveur-lecteur de vinyles miniature vendu comme un jouet musical, dont la vocation première n’a jamais été de transporter proprement le moindre paquet de données numériques d’un bout à l’autre d’une platine.

Et c’est exactement là que le projet s’écroule, puisque le débit plafonne à quelques kilo-octets par seconde, une lenteur d’un autre âge, pendant que le PO-80 restitue un son bien trop dégradé pour que la console parvienne à reconstituer les données sans la moindre erreur.

Le jeu n’a jamais démarré.

Throaty Mumbo en convient volontiers : avec un graveur sérieux et une platine digne de ce nom, sa méthode finirait probablement par fonctionner, parce que le principe reste parfaitement valable et que seul le matériel jouet le fait dérailler pour le moment.

Et au fond, l’idée n’a rien d’inédit, puisque dans les années 80 plusieurs magazines glissaient déjà entre leurs pages de fins disques souples en plastique, sur lesquels les lecteurs récupéraient de vrais programmes informatiques en les passant tout simplement sur l’électrophone du salon.

Bref, un échec qui donne quand même envie de voir quelqu’un retenter le coup avec du vrai matériel.

Source :
Hackaday

Source : korben.info