20/07/2026

Fable 5 est tellement demandé qu'Anthropic n'arrive plus à suivre

Par admin

Fable 5 est tellement demandé qu'Anthropic n'arrive plus à suivre

Anthropic a fini par annoncer ce que tout le monde attendait : à partir du 20 juillet, son modèle d’intelligence artificielle Fable 5 restera inclus dans les abonnements Max et Team Premium, mais avec un plafond fixé à la moitié seulement des limites d’usage habituelles, une manière à peine déguisée de rationner un service que la société n’arrive plus à fournir à tout le monde.

Anthropic, pour ceux qui suivent l’IA de loin, c’est l’entreprise américaine derrière l’assistant Claude et la grande rivale d’OpenAI, l’éditeur de ChatGPT. Fable 5 est son modèle le plus puissant, celui que les abonnés réclament en masse depuis son lancement, au point de saturer les capacités de calcul de la maison.

Et c’est bien ça le problème, parce que faire tourner un modèle aussi lourd demande une quantité énorme de serveurs et de processeurs spécialisés, que l’entreprise n’a tout simplement pas réussi à réunir assez vite face à un engouement qu’elle reconnaît elle-même avoir eu du mal à anticiper.

Le résultat, c’est un long feuilleton de dates repoussées. L’accès sans surcoût pour les abonnés payants devait initialement se terminer le 7 juillet, avant d’être reporté au 12, puis encore au 19, chaque prolongation servant à gagner le temps de brancher davantage de puissance de calcul.

À partir du 20, donc, les abonnés Max et Team Premium pourront utiliser Fable 5 jusqu’à 50 % de leur quota hebdomadaire sans rien débourser de plus, et devront ensuite basculer vers un modèle moins gourmand ou acheter des crédits supplémentaires pour continuer à l’utiliser au même rythme.

Les formules plus modestes, Pro et Team Standard, n’y accèdent plus que via ces crédits d’usage, avec un crédit unique de 100 dollars offert pour faire passer la pilule un peu plus facilement.

Anthropic admet d’ailleurs sans détour que Fable 5 épuise le quota hebdomadaire beaucoup plus vite que ses autres modèles, ce qui revient à dire que chaque requête envoyée coûte cher en électricité et en machines.

L’entreprise jure que le modèle ne disparaîtra pas des abonnements et retrouvera son plein régime dès qu’elle disposera d’assez de puissance de calcul. En attendant, elle rationne en partie.

Le tout au moment précis où le modèle chinois Kimi K3 débarque et rappelle qu’Anthropic n’a plus vraiment le terrain pour lui tout seul.

Source :

Bleeping Computer

Source : korben.info