La France est numéro un mondial de l'IPv6, et en grande partie grâce à Free

La France vient de décrocher un titre plutôt inattendu, celui de championne du monde de l’IPv6, en détrônant l’Inde qui menait la danse depuis un bon moment.
L’IPv6, c’est la "nouvelle" version du système d’adresses qui identifie chaque appareil connecté à internet. Il remplace petit à petit l’IPv4, qui date des années 80 et dont le stock d’adresses, à peine plus de quatre milliards, est épuisé depuis longtemps.
Avec l’IPv6, on passe à un nombre d’adresses tellement gigantesque qu’on ne risque plus jamais d’en manquer, de quoi brancher tous les objets connectés de la planète sans jamais se poser la question.
Le plus amusant, c’est que l’IPv6 existe depuis la fin des années 90, mais son adoption a longtemps traîné, parce que les opérateurs ont préféré bricoler des rustines pour faire durer l’IPv4 plutôt que de tout basculer. Au niveau mondial, Google n’a mesuré que la moitié de son trafic en IPv6 courant 2026, alors autant dire que la France fait vraiment figure d’exception.
Et si elle caracole aujourd’hui en tête du classement, elle le doit en bonne partie à Free. L’opérateur a basculé tout son réseau mobile en IPv6 par défaut à partir de mars 2025, alors qu’avant ça, à peine 1% de ce réseau mobile était compatible.
Résultat, des millions d’abonnés Free Mobile sont passés à l’IPv6 presque sans s’en rendre compte, ce qui a fait bondir les statistiques françaises d’un coup.
Côté fixe, Free faisait déjà figure de bon élève, avec près de 99% de ses abonnés résidentiels activés en IPv6 et même 100% sur ses offres professionnelles, tout simplement le meilleur score du pays.
Dans les faits, la France tourne aujourd’hui autour de 73 à 79% d’adoption selon les différentes mesures, avec grosso modo 87% des clients fixes et 70% des clients mobiles qui sont déjà passés sur le nouveau protocole.
Il reste quand même un sacré angle mort. Seulement un tiers des sites web français sont réellement accessibles en IPv6, donc côté hébergeurs, le travail est loin d’être terminé.
Voir la France finir première sur une techno réseau aussi ingrate, c’est suffisamment rare pour être salué. Et pour une fois, on peut vraiment dire merci à Free.
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Source : korben.info