30/06/2026

Le temps recule ou n'existe pas ? 4 théories de physiciens

Par admin

Le temps recule ou n'existe pas ? 4 théories de physiciens

Perso, j’ai toujours cru que le temps se "vivait" dans un seul sens… Le futur arrive, le passé s’efface, et le présent c’est moi en train d’écrire cet article un peu barré. En tout cas, jusqu’à présent, j’étais certain qu’il était impossible de revenir en arrière dans le temps.

Mais c’était sans compter sur nos amis les physiciens qui pètent leur crâne (comme disent les djeunz) sur cette idée toute con : Quasiment aucune équation de la physique ne différencie l’avant de l’après.

Filmez un pendule qui se balance, passez la vidéo à l’envers, vous ne verrez aucune différence. Eh bien les lois qui gouvernent les particules aux orbites des planètes, c’est pareil. Elles se fichent complètement du sens du temps. Mais alors dans ce cas, d’où vient ce "sens" du temps que nous expérimentons à chaque instant dans notre vie ?

Le site Popular Mechanics a interrogé des chercheurs très sérieux et voici les 4 pistes que nous avons pour expliquer cela. La première, les mecs sensibles qui portent le monde sur leurs épaules en se sacrifiant pour leur famille connaissent déjà la réponse : C’EST LA GRAVITÉ.

Oui, comme dans Interstellar ! On n’a rien capté au film, mais OSEF, c’est la gravité qui est à l’origine de tout ce bordel avec le temps. En tout cas, c’est ce que semble croire le physicien Julian Barbour et ses collègues qui en 2014 ont publié le résultat d’une étude que je pourrais résumer ainsi : Prenez un tas de particules au hasard, laissez-les s’attirer entre elles par la seule gravité, et une flèche du temps apparaît toute seule.

Fastoche. La complexité fluctue mais croît irréversiblement. Le bazar s’organise, puis se complexifie de plus en plus et c’est ce mouvement qui fabrique le sens du temps.

Le problème c’est que ce modèle simplifie un peu trop l’univers. Il présente ça comme des billes qui s’attirent alors que le vrai cosmos brasse des dizaines de particules élémentaires et s’articule autour de 4 forces fondamentales (la gravitation, l’interaction électromagnétique, l’interaction forte, et l’interaction faible). Donc ça doit être un chouia plus compliqué.

Ensuite, la deuxième piste (et c’est là que ça part en cacahuète), on la doit à
une équipe de l’Université de Surrey en Angleterre
qui a bossé durant plus de 2 ans sur les systèmes quantiques ouverts, c’est-à-dire ceux qui échangent de l’énergie avec leur environnement. Et leurs équations font apparaître non pas une, mais bien deux flèches du temps, qui filent dans des directions opposées.

Les journaux scientifiques ont alors titré que "le temps pourrait reculer", sauf que ce n’est pas vraiment ce que dit le papier. Peu importe le sens, l’entropie augmente quand même, et le désordre gagne. Renversez votre verre de bière et la bière ne remontera jamais dans le verre, et cela peu importe le sens de la flèche ou la levure que vous avez utilisée pour la faire.

Cette symétrie d’équation n’est pas une Delorean et c’est bien dommage ^^. La nuance est énorme, et la moitié des articles que j’ai vus passer dans la presse l’a zappée, comme trop souvent quand
un résultat scientifique passe à la moulinette médiatique
.

Troisième piste, la plus barrée et ma préférée : le temps à trois dimensions. Reprenons calmement, inspirez un grand coup ! Nous, on se balade librement dans 3 dimensions d’espace (gauche-droite, haut-bas, avant-arrière), mais on n’a qu’une seule dimension de temps. Et encore, on ne peut la parcourir que dans un sens, vers le futur !

Einstein, lui, nous disait que rien ne pouvait aller plus vite que la lumière. Sauf que sa théorie laisse une porte entrouverte : elle interdit d’accélérer JUSQU’À la vitesse de la lumière, mais elle n’interdit pas qu’un objet soit DÉJÀ plus rapide qu’elle depuis toujours, sans jamais ralentir en dessous.

C’est purement théorique, ce sont des maths, et aucun objet pareil n’a jamais été observé. Mais si on se met à sa place, tout s’inverse : pour lui, ce serait l’espace qui se retrouverait avec une seule dimension (une seule direction où bouger), et le temps qui en aurait trois. Trois temps, un seul espace, le miroir exact de notre quotidien.

De quoi vous retourner le cerveau, je sais…

Enfin, quatrième et dernière piste, la plus vertigineuse : Et si le temps n’existait tout simplement pas ? Ce serait aussi une possibilité puisque quand on essaie de marier la relativité générale avec la
mécanique quantique
, on tombe sur l’équation de
Wheeler-DeWitt
, pondue en 1967 et dans laquelle le temps ne figure pas. Pas comme variable en tout cas. Il disparaît purement et simplement.

Tout ceci pour dire que certains physiciens comme Carlo Rovelli, suggère que le temps ne serait pas un ingrédient fondamental de notre univers mais juste un truc qui émerge à notre échelle, un peu comme de la chaleur qui se dégagerait suite à un frottement.

Alors, est-ce que le temps recule, se dédouble ou n’existe pas ?

On n’en sait rien, et c’est ça qui est beau. En tout cas, ces quatre idées ne sont pas des découvertes gravées dans le marbre mais plutôt des chantiers encore en cours, certains depuis un demi-siècle.

Source :
Popular Mechanics

Source : korben.info