27/05/2026

Une alimentation USB-C miniature pour redonner vie au Commodore 64

Par admin

Une alimentation USB-C miniature pour redonner vie au Commodore 64

L’alimentation d’origine du Commodore 64 a une fâcheuse réputation : elle a tendance à mourir en cuisant lentement ses propres composants.

Le régulateur, noyé dans la résine, ne dissipe pas la chaleur, surchauffe, et finit par cramer en emportant parfois la machine au passage. Pour un ordinateur de 1982 qui tient encore debout aujourd’hui, c’est un vrai problème.

Du coup, le collectif Side Projects Lab a sorti le PD-64, une alimentation pensée pour ressusciter les C64 sans la peur du toaster. Le truc tient dans la taille du port d’alimentation de la machine, donc franchement minuscule, et fonctionne avec n’importe quel chargeur USB Power Delivery du commerce (la norme qui équipe presque tous les chargeurs USB-C modernes). Vous lui demandez du 12 V via la négociation USB-PD, et le module en tire ce qu’il faut pour alimenter la machine.

À l’intérieur, c’est plus malin qu’il n’y paraît. Le PD-64 sort du 5 V via un convertisseur abaisseur classique (un buck converter, c’est juste un montage qui transforme une tension élevée en une plus basse sans gaspiller en chaleur), ce qui règle le problème historique du régulateur grillé. Mais le C64 a aussi besoin de 9 V en alternatif, ce qui est moins courant sur les alimentations modernes. Pour ça, le module utilise un amplificateur en classe D pour générer un signal alternatif propre.

Le projet est ouvert. Les fichiers source (FreeCAD pour la conception et STL pour l’impression 3D) sont publiés sous licence Creative Commons sur le GitHub de Side Projects Lab. Vous pouvez fabriquer votre propre carte si vous avez l’équipement, ou commander directement une version finie chez eux pour ceux qui n’ont pas envie de se lancer dans la gravure de circuit imprimé.

Le truc qui fait plaisir, au-delà du gadget, c’est de voir des gens se mobiliser pour préserver le matériel vintage. Le C64 reste l’ordinateur le plus vendu de tous les temps avec ses 17 millions d’unités écoulées, et il en traîne encore beaucoup dans les greniers ou en collection. Sauf que voilà, sans alim qui tient, ces machines partent à la benne ou prennent la poussière. Avec ce genre de projet, on prolonge leur durée de vie de plusieurs décennies sans sacrifier l’expérience d’origine.

Au passage, ça pose une vraie question pour le matériel rétro en général : combien de machines des années 80 et 90 sont sauvables avec une simple alim moderne ? Beaucoup, probablement. La communauté rétro fabrique aujourd’hui des remplacements pour les Amiga, les Atari, les vieux Macs.

Source :
Hackaday

Source : korben.info